CYNRGIE LOGO 2

Comportement canin et bien-être
Accompagnement du chien et de l’humain

Repenser notre rapport au vivant

CYNRGIE LOGO 2

Comportement canin et bien-être
Accompagnement du chien et de l’humain

Repenser notre rapport au vivant

Vers une « éducation (canine) » dissidente

5

Sommaire

Parfois, il arrive qu’on compare les clivages entre les « différents courants d’éducation canine » à la politique tant les discours semblent s’opposer…un peu comme un débat entre Poutou et Le Pen.

On ne va pas y aller par 4 chemins : la politique, c’est un sujet casse gueule !

N’importe qui de censé se dira que c’est une très mauvaise idée de parler politique sur sa page pro (à moins évidement d’être soit même impliqué directement dedans). Chacun doit rester sagement dans son domaine de compétences et ne surtout pas sortir de sa case attitrée (je reconnais volontiers que ça évite assez souvent d’entendre de grosses énormités).

Enfin bref, aujourd’hui je déroge à cette règle d’usage et je m’apprête probablement à faire une énorme connerie en terme de communication. Mais tant pis…

Personne ne sera vraiment surpris si je vous dis que la compassion et la compréhension des besoins de l’autre sont des valeurs que je défends ardemment. Des valeurs en totale opposition avec ce que la société vend comme image du chien : un être vivant aux ordres qui doit se plier aux moindres désidératas de l’Homme.

Je vais aller droit au but : ne nous en déplaise, quand on milite contre l’autoritarisme éducatif, contre le conformisme comportemental du chien, c’est à dire pour une meilleure prise en compte des états émotionnels du chien, pour une relation basée la sécurité affective entre espèces plutôt que sur un modèle de soumission de l’autre, on fait bel et bien de la politique.

Ne nous voilons pas la face, cette opposition entre systèmes de valeurs est en tout point le même que celui que l’on retrouve entre une « droite conservatrice » et une « gauche progressiste et réformiste » (j’insiste sur les termes « progressiste » et « réformiste »).

Autrement dit, nos affinités politiques reflètent souvent notre tendance à nous montrer autoritaire et conformiste, ou au contraire à faire preuve de compassion et d’ouverture d’esprit dans notre quotidien (j’insiste cette fois sur les termes « tendances » et « au quotidien »). Et inversement.

On pourrait aisément croire à un délire personnel mais non. Ce sont des choses qui ont été étudié depuis des décennies par de nombreux chercheurs en sciences humaines, politiques et sociales (certains, comme Altemeyer fâchant d’ailleurs autant la gauche que la droite…ne criez donc pas à l’islamo-gauchisme de suite … attendez au moins la suite 😉 ).

Certains seront tentés de me rétorquer que des dictateurs on en a vu de tout bord, de droite comme de gauche, et que dans les deux cas ce n’était pas joli, joli. C’est vrai, et c’est pour cette raison que j’écrivais qu’il était question de « tendances » dans notre « quotidien ».

On ne va pas se le cacher, c’est un sujet extrêmement complexe qu’il m’est impossible de résumer. Mais oui, il existe bel et bien des sciences pour mesurer nos traits de personnalité et les corréler à nos affinités politiques (échelle F, AS ou encore RWA).

Si le sujet vous intéresse, vous retrouverez une référence en bas de l’article (ou en cliquant directement ici) 😉

Toujours est-il que l’on ne peut nier l’évidence : l’éducation est politique. Et c’est la politique qui façonne (ou pas) un modèle éducatif qui défend ceux qui sont « au pouvoir » (en l’occurence nous dans notre rapport au chien puisque celui-ci est malheureusement dépendant de notre « bonne » volonté).

Comme d’autres l’ont déjà très bien exprimé avant moi, ce qu’on met dans nos assiettes relèvent de décisions politiques, nos (ex-)acquis sociaux c’est politique, l’écologie (au sens environnementale comme au sens personnelle) relève de décisions politiques, notre pouvoir d’achat c’est politique, a santé c’est politique…

… les salaires, les inégalités hommes-femmes, les inégalités tout court, les stigmatisations sociales, les lois qui passent en force pour défendre coute que coute les privilèges des puissants, tout ça c’est politique.

Notre modèle économique qui promeut la productivité au détriment de la qualité, qui refusent de laisser le temps aux parents d’élever leurs gamins (les adultes de demain donc) de manière étymologiquement respectueuse (maternage proximal) c’est aussi politique.

Le système façonne notre rapport au monde et aux autres. La politique façonne notre rapport au monde et aux autres. Le système est politique et il façonne un monde qui est devenu anti-éthologique autant pour le chien que pour l’humain.

Les médias censurés et controlés par l’état, c’est là encore politique.

Les fake-news, les fausses accusations et autres tentatives de manipulation c’est politique.

L’ingérence d’un gouvernement dans les médias, c’est évidement politique.

Car lorsque les milliardaires et l’état se mettent à contrôler ce qui est diffusé à la télé et à la radio, c’est bien pour faire taire les voix gênantes et servir leurs propres intérêts. Défendre ses privilèges contre vents et marées en adoptant le politique du discours unique : celui qui à force d’être rabâcher devient progressivement une pseudo vérité incontestable.


“Un mensonge répété mille fois se transforme en vérité”.

Joseph Goebbels, ancien chancelier du Reich, proche d’Hitler et l’un des dirigeants les plus influents du régime nazi.

(A ne pas confondre avec la célèbre réplique de la Cité de la peur :
« On peut tromper mille fois mille personnes…non…on peut tromper une fois mille personnes, mais on ne peut pas tromper mille fois mille personnes. »

Un peu d’humeur pour détendre l’atmosphère !)


On assiste alors à un habile glissement sémantique qui transforme progressivement l’impensable en radical, puis le radical en acceptable et ainsi de suite jusqu’à ce que l’impensable devienne populaire pour in fine se muer en politique publique (effet de bourrage de crâne / effet de simple exposition => déplacement de la fenêtre d’Overton).

A l’inverse, les positions modérées sont requalifiées comme radicales, parfois à l’opposée de là où elles étaient considérées.

illustration du déplacement de la fenêtre d'Overton donnant lieu à un glissement sémantique politique
Les réseaux sociaux ont parfois le don d’illustrer les choses avec humour !

La propagande est en marche et modifie en profondeur notre système de valeurs en rendant de plus en plus acceptables les pires ignominies. Les épouvantails médiatiques cristallisent les tensions tout en jouant sur la peur de l’autre que l’on essaye de diaboliser et de décrédibiliser coûte que coûte (plus c’est gros plus ça passe !).

Les mensonges éhontés à répétition, la diffamation, l’instrumentalisation des révoltes de banlieue ou autres manifestations écologistes (qui découlent des décisions politiques des dernières décennies) … tout est bon pour faire taire un opposant, quitte à jouer sur l’imaginaire collectif (coucou les fiches S!) et faire oublier l’hypocrisie du gouvernement en place.

Dans le plus grand des calmes, on banalise des valeurs ultra-conservatrices, rétrogrades et suprémacistes dignes du régime de Vichy.

Et tout ça façonne un monde profondément insécurisant, terreau de la haine et de la peur de l’autre. Un monde prêt à s’écrouler, gouverné par un système qui a creusé sa propre tombe en nous rendant justement de plus en plus réceptifs aux discours et aux politiques autoritaristes de part l’insécurité sociale, géopolitique et écologique qui en découle (core sociale motives theory ; Stevens & Fiske, 1995).

En nous faisant doucement basculer dans l’adhésion à l’autoritarisme, on en vient à justifier le système (un peu comme le syndrome de Stockholm). On se met à le suivre aveuglément dans son propre effondrement. Et nous en sommes parfois si dépendants, que nous serions prêts à le défendre bec et ongles (oui oui, c’est bien une référence à matrix !) pour justifier son bien-fondé.

La boucle est bouclée et peut-être que bientôt, nous n’aurons plus que nos yeux pour pleurer. A moins de nous y opposer.

Car le système actuel construit des attentes de résultat et d’immédiateté, inhérentes à une logique productiviste et un climat d’insécurité ambiant, le tout agrémenté d’une bonne dose de conformisme (gare à toi si tu rentres pas dans le moule !).

Bref, tout est politique. De près ou de loin, l’éducation (canine) est politique.

Le « Salut » ne sera jamais dans le repli sur soi et le dogmatisme. Il est dans la connection à soi et aux autres. Le « Salut » est dans la compassion.

Des qualités naturelles (ou devrais-je dire capacités) dont tous les petits primates sont dotés…avant que le système ne finisse par les briser.

Brisons le système plutôt que nous même.

Brisons le système pour mettre fin à la haine.

Signé Ben pour CynRgie accompagné de Galia, petit chien insoumis.


Pour aller plus loin ⬇️

Nos contenus vous font écho ?

Vous avez envie de nous soutenir ?

voir plus bas
Nous suivre
Partager
Partager
Suivez-nous

Nos contenus vous font écho ? Vous avez envie de nous soutenir ?

voir plus bas
Articles liés
Sciences

Holisme, késako ?

Souvent, quand je parle d’approche holistique les gens me regardent avec des grands yeux Je pense que dans l’esprit collectif, ce terme a une consonance

Lire la suite
Réflexions

Et si je vous disais …

… que j’aimerais : une nouvelle machine à café mais que je me refuse à y mettre le moindre centime. que mes employés imaginaires s’investissent

Lire la suite
Articles liés
Sciences

Holisme, késako ?

Souvent, quand je parle d’approche holistique les gens me regardent avec des grands yeux Je pense que dans l’esprit collectif, ce terme a une consonance

Lire la suite
chien rencontre laisse
Réflexions

Vous inquiétez pas, il est gentil…

Avouez, vous êtes déjà tombé sur cette personne qui vous dit « vous inquiétez pas, il est gentil ». A moins que vous fassiez partie de celle-là ? Ou encore que vous ne posiez vous-même cette question pour savoir si vous pouvez lâcher votre chien ou laisser votre enfant caresser Polux ? Dans tous les cas, ce post devrait vous intéresser.

Lire la suite

You cannot copy content of this page