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Comportement canin et bien-être
Accompagnement du chien et de l’humain

Repenser notre rapport au vivant

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L’équilibre des besoins

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Sommaire

Toute relation harmonieuse passe par l’épanouissement de TOUS les partis. ça parait tellement évident que je me suis longtemps demandé si ça valait vraiment le coup d’écrire sur le sujet.

Et finalement, au fil des rencontres, je me suis dit que c’était un sujet pas si évident que ça à traiter.

Nous sommes tous les jours susceptibles de nouer des relations. Certaines d’entre elles restent éphémères tandis que d’autres donnent lieu à des rapprochements qui durent parfois une vie entière.

Lorsque l’on en vient à partager le quotidien d’une autre personne -et c’est d’autant plus vrai lorsque le foyer accueil de nouveaux arrivants- l’épanouissement des uns et des autres passe forcément par la satisfaction des besoins de chacun.

Pour l’humain, cela peut passer par :

◾️avoir un moment calme pour soi

◾️lire

◾️jouer à un jeu

◾️mater sa série préférée que l’autre n’aime peut être pas

◾️voir des amis

◾️faire du sport

◾️peindre

◾️bricoler

◾️méditer

◾️aller jouer au foot

◾️etc.

Pour le chien, on pense forcément à :

◾️la mastication

◾️l’olfaction

◾️les contacts sociaux

◾️l’activité physique

◾️l’activité mentale

◾️les enrichissements alimentaires

◾️etc.

◾️et tout ce que notre chien peut nous montrer via ses comportements

En bref, une variété de besoins potentiellement aussi grande qu’il y a d’individus différents, allant d’activités sociales à solitaires, d’activités physiques à mentales sans oublier les besoins émotionnels : se sentir en sécurité, pouvoir s’exprimer sans crainte, avoir du choix et du contrôle sur sa vie et bien d’autres.

C’est seulement dans ce bien-être commun qu’il est possible d’avoir des comportements sociaux, de se sentir apaiser, d’être dans la communication, la coopération, etc. A l’inverse, une relation faite de sacrifices, de prises sur soi et de besoins insatisfaits (des deux côtés comme d’un seul) laissent souvent place à des tensions de plus en plus palpables mais aussi parfois à l’enfermement de l’individu le plus « fragile ».

Entre humains, il est tout simplement possible de mettre fin à une relation qui ne convient pas. Ce n’est évidement pas la seule option, mais elle a le mérité d’exister.

Option qui n’existe tout simplement pas pour ceux qui n’ont pas eu le choix que d’être dans nos vies : au hasard nos chiens !

Ce rôle de « remplisseur de besoins » nous revient donc de fait. De toute façon, si ce n’est pas le cas, le chien essayera de les remplir de lui même et c’est souvent en faisant des choses que l’humain n’apprécie pas…Inutile d’espérer gagner sa confiance et sa coopération sans ça. Inutile d’espérer un chien équilibré sans ça.

Subvenir aux besoins du chien est donc tout simplement INDISPENSABLE.

Subvenir aux besoins du chien tout en subvenant à ses besoins est tout aussi INDISPENSABLE.

Et c’est probablement le plus difficile. Sans cela, il ne peut y avoir d’équilibre. Alors lorsque les besoins de l’un collent avec ceux de l’autre c’est relativement « facile ». Et c’est normalement ce que l’on vise quand on choisit une race et une lignée : être en mesure de répondre à ses besoins en tenant compte de notre mode de vie.

Les choses se corsent lorsque ce n’est pas le cas, car lorsque l’un des deux est insatisfait, c’est l’ensemble de la relation qui se détériore. On pourra toujours dire qu’il fallait (mieux) se renseigner avant sur les besoins de la race, prendre en considération la lignée, qu’il n’y avait qu’à anticiper et qu’il faut assumer ses choix. Je suis parfaitement d’accord avec ça.

Mais il ne faut pas oublier, d’une part que les besoins sont intrinsèquement liés à l’individu (ce qui convient à l’un ne convient pas forcément à l’autre et ça ça arrive en dépit d’une race ou d’une lignée), et d’autre part que la vraie vie réserve parfois des aléas qui n’étaient tout simplement pas anticipables (maladie, problème psy, accidents, changement de boulot, perte d’emploi, etc.).

Pour X raisons, les besoins des uns ou des autres peuvent augmenter, changer ou être simplement différents de ce que l’on avait imaginé, même avec la meilleure volonté du monde. Parfois, on présume aussi de ses forces et on ne se rend vraiment compte de l’impact qu’une fois qu’on a le nez dedans…Mais dans tous les cas, il est impossible de renier ses besoins sur le long terme sans conséquences biologiques, psychologiques et comportementales.

C’est bien le problème : si l’un des deux s’oublie, il finira forcément par s’effondrer tôt ou tard, entrainant l’autre dans sa chute.

Alors, faire preuve de compromis ? Bah, ça dépend.

Si le compromis permet de satisfaire tout le monde, pourquoi pas. Mais la frontière entre le compromis et le sacrifice est parfois mince. Sur le long terme, il peut devenir le meilleur moyen de rendre tous le monde malheureux.

Comme souvent, il ne s’agit pas d’être moralisateur dans mes propos mais d’ouvrir une réflexion sur comment améliorer le bien-être (et donc le comportement) de nos chiens tout en garantissant le nôtre.

A mon sens, trouver l’équilibre et l’harmonie dans une relation n’est parfois pas aussi simple qu’il n’y parait.

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